En sortir

MONOLOGUE ET LECTURE

 

-« En sortir » à partir d'un texte de Gérard Noiriel  (forme courte 30 mn)

-Lecture de pièces courtes de Daniel Keene : Nuit, un mur, deux hommes(30 mn)

-Débat (45 mn)

 

Mise en chantier par Martine Derrier et Antoine Marneur

Comédiens : Mouss Zouheyri et Antoine Marneur

Lumières et scénographie : Ingrid Chevalier

Régie générale : Baptiste Rilliet

 

Du 17 au 27 mars de 10 à 18h à la Maison des Métallos. Présentations publiques le 27 mars à 18h et le 29 mars  à 15h et 19h.

 

Une production Petits Ruisseaux, Collectif Daja et le Théâtre du Détour avec l’aide de La Maison des Métallos (accueil en résidence). Action financée par la Région Ile-de-France avec l’aide du Conseil Général d’Eure et Loir et la Ville de Chartres

 

Prix du spectacle selon devis : cession ( monologue plus lecture + débat ou monologue +débat) transport et défraiements pour 3 ou 5 personnes (2 personnes sur le plateau, 1 régisseur, 1 régisseur de tournée + 1 intervenant pour le débat))

 

Contact :

Martine Derrier :
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www.lespetitsruisseaux.com
1 rue Paul Mazy - Bal 7
94200 Ivry-sur-Seine
www.daja.fr

01 49 59 93 69 / 06 81 13 69 68

 

Le sujet

Ce projet est le fruit d’un travail mené au sein du collectif DAJA. Le but est de confronter deux points de vue sur le monde des sans abris. La vision poétique de Daniel Keene croise la démarche plus sociologique de Gérard Noiriel, dans le but de changer le regard que nous portons habituellement sur le monde des « personnes en grande précarité ». En prenant appui sur plusieurs autobiographies rédigées par des individus qui ont vécu cette exclusion  sociale, on a voulu rompre avec la vision stéréotypée et misérabiliste véhiculée par les médias, car elle contribue à la marginalisation du « peuple de la rue ». On oublie trop souvent en effet que l’identité des « sans abris » se construit à travers le regard des autres, regard contre lequel ils luttent pourtant constamment pour tenter de s’en sortir.

Mise en scène

La situation des personnes qui vivent à la rue, dans la misère, est un témoignage parmi d'autres de la violence de l'Etat dans notre société.

Patrick Gaboriau et Daniel Terrolle

La France est la cinquième puissance économique du monde et 60 % des Français ont peur de perdre leur logement ! S’il faut espérer que cela reste un fantasme, il y a là une sorte d’intuition fulgurante de la pensée qui sait qu’on peut tout perdre à tout moment parce que la société est précaire et que c’est une société sur laquelle on ne peut pas compter. Nous sommes dans un monde où existe une souffrance physique et psychique d’origine sociale.

« Les sans-abri », « les sans domicile fixe », «  les sans logis » ; « ils vivent dans la rue », « ils dorment sous les ponts » …déjà le caractère approximatif de ces termes ne renvoient-ils pas plutôt les SDF dans un nulle part, hors de l’espace social ?

Dès lors, comment rendre compte au théâtre de cette souffrance physique et morale sans tomber dans une vision stéréotypée ou encore misérabiliste ? L’émotion s’accommode mal de la raison surtout lorsque la première tend à oblitérer la seconde. Le sujet est délicat et sensible.

Au commencement, il y a la rencontre avec l’écriture de Daniel Keene, immense dramaturge et poète australien. Une écriture forte, poétique, parfaitement ciselée et profondément humaine… et puis une autre rencontre avec Martine Derrier et Gérard Noiriel, grand historien Français. L’envie de porter un projet ensemble autour de cette situation terrible des sans logis.

Gérard va écrire un monologue, « En sortir ». Il va nous apporter son regard de chercheur en sciences sociales. La rencontre entre les deux écritures est passionnante. A travers des parcours singuliers et fracturés, deux sensibilités et deux écritures vont se croiser. Le texte de Gérard Noiriel s’inscrit d’avantage dans une réalité social et sociologique contextualisée en France. Un théâtre quotidien certes mais transcendé par la poésie du personnage. « En sortir » nous parle d’un homme déclassé, fracturé, brisé mais qui est mis en lumière par ce qu’il a de plus intime, de plus poétique, et de plus immanent. Alors, l’émotion se met au service de la raison en espérant que cette dernière pourra faire un chemin plus large là où l’émotion ne touchait que certains !

Dans l’écriture de Gérard Noiriel comme celle de Daniel Keene, la parole est au centre de la création. Elle est inscrite dans les corps. La création me parait se situer non pas à coté du texte mais dans l’inscription du corps dans l’espace suscité par l’espace textuel.Le plateau sera pratiquement nu. Pas de décor inutile mais juste un caddie de supermarché avec à l’intérieur une télévision, objet de tous les fantasmes et symbole de la désinformation qui caractérise nos sociétés de surconsommation. La télévision servira de support à une vidéo où l’on découvrira Marcel en conférencier commentant sa propre histoire. Pour structurer l’espace, à la manière des tableaux de Caravage, une lumière qui éclaire par moment certaines parties du corps du personnage. Marcel au début reste dans l’ombre comme ce peuple de la rue que l’on ne voit plus ou que l’on ne veut plus voir. Peut-être aussi pour ne pas se dévoiler trop tôt et mieux revêtir son costume comme une nouvelle peau. Marcel se déshabille en laissant ses vêtements sur le sol comme une trace. Une vie s’achève, une autre commence. Il y a de la pudeur, une inquiétude. Cette angoisse est ponctuée par des silences et le son d’un violoncelle. La parole est par moment difficile et impudique. L’homme, Marcel, doit inexorablement continuer à avancer, doucement, pour mieux nous parler, nous raconter son histoire. Marcel va « En sortir » pour ne plus être nulle part, pour pouvoir exister sans nulle autre raison, justification, compétence ou légitimité que celle, tout simplement, d’être.

 

Porteur(s) du projet

*Le Théâtre du Détour

 

Créé en mai 2001, Le Théâtre du Détourest un outil destiné créer des spectacles d’auteur ; du théâtre d’auteur. En appuyant son travail exclusivement sur les Écritures contemporaines, la compagnie fait la part belle aux auteurs de la scène et à la diversité des langages artistiques d’aujourd’hui.
Un spectacle naît de la rencontre d’un auteur dramatique et d’un auteur scénique ; d’un texte et d’un metteur en scène. Les spectacles produits prennent appui sur des formes esthétiques différentes liées au point de vue et ˆ l’univers du metteur en scène, associant éventuellement des disciplines telles que : chanson, danse, vidéo, musique .
Parallèlement à son activité de création, soucieuse de rester actrice dans l'aménagement du Territoire la compagnie développe son action de sensibilisation et de formation auprès de structures éducatives et sociales. (Etablissements scolaires, Association Départementale Educative du Tribunal pour Enfants d’Eure et Loir, Institut Médico Educatif, Maison d'arrêt….)

Quelques dates…….

2002 : Salle des fêtes texte Philippe MINYANA
Mise en scène Catherine DEPONT et Antoine MARNEUR
Création au Théâtre de Poche ˆ Chartres.
Spectacle repris au festival d’Avignon et en tournée.


2004 : Histoire d’amour texte Jean - Luc LAGARCE
Mise en scène Jean Philippe LUCAS RUBIO
Création en résidence au Théâtre de Chartres (scène conventionnée).


2005 : L’aquarium texte Louis CALAFERTE
Mise en scène Thomas GAUBIAC
Création l’Espace Soutine de Lèves.< br>Spectacle repris au festival d’Avignon et en tournée.


2007 : La Maison du bout du texte Philippe MINYANA
Mise en scène Thomas GAUBIAC
Création l’Hôtel-dieu Chartres.


2009 : A toute allure jusqu'à Denver texte Olivet BUKOWSKI
Mise en scène Antoine MARNEUR
Création en résidence au Théâtre de Chartres (scène conventionnée).
Licence d’entrepreneur de spectacle : 2-13731

 

*Les Petits Ruisseaux

L’association « Les Petits Ruisseaux » s’est donné comme principal objectif de favoriser la création de projets innovants dans le domaine du spectacle vivant, d’aider à  leur production et à leur diffusion tout en mutualisant les dépenses des compagnies et des projets. Depuis sa création (1996), l’association « Les Petits Ruisseaux » a soutenu un grand nombre de projets ayant pour but de lutter contre les discriminations (cf. document joint). Elle a contribué à la lutte contre le racisme en diffusant le spectacle de clowns de la compagnie Allium Théâtre, intitulé « Sale boucan », centré sur les violences xénophobes qui se sont produites en Andalousie en février 2000. « Les Petits Ruisseaux » se sont également beaucoup impliqués dans le combat contre la ségrégation à l’égard des comédiens partiellement invalides : par exemple la Compagnie « Le 3e œil », qui regroupe des comédiens valides et des comédiens à mobilité réduite. Plusieurs spectacles de cette compagnie, mis en scène par Philippe Adrien, ont eu un grand impact dans l’opinion (notamment les adaptations du « Malade imaginaire », du « Procès », et de « Don Quichotte »).

Depuis deux ans, l’association « les Petits Ruisseaux » accueille en son sein, le collectif DAJA, qui rassemble des chercheurs (historiens, sociologues, anthropologues) et des professionnels du spectacle vivant, désireux de promouvoir des projets artistiques en liens avec les questions sociales actuelles.

Les Petits Ruisseaux sont à l’initiative de la conférence-spectacle Chocolat. Ils ont demandé à Jean-Yves Pénafiel de réaliser la mise en scène et ont choisi avec son aval l’ensemble des comédiens et intervenants du spectacle. A l’avenir d’autres projets auront lieu avec d’autres metteurs en scène et artistes. Comme pour la diffusion des spectacles, Les Petits Ruisseaux souhaitent décloisonner les réseaux et faire travailler ensemble des gens qui n’y auraient pas pensé.

Les Petits Ruisseaux développent également une activité Internet avec deux portails d’actualités théâtrales :

www.theatre-enfants.com et www.revue-spectacles.com

Direction de production : Martine Derrier

 

L'équipe

 

ANTOINE MARNEUR

Elève au Cours Simon et à l’Atelier International de Théâtre (Blanche Salant, Paul Weaver), il participe à de nombreux stages à l’Institut Européen de l’Acteur avec Radu Penciulescu, Evgeni Arie et Oleg Koudriakov. Il se forme également à la Commédia dell’arte avec Mario Gonzales et Carlo Boso.

Au théâtre, il travaille avec Jean-Claude Penchenat dans Le Chant du retour de Vera Feyder, Jacques Kraemer dans Dom Juan de Molière, dans Anne Marie de Philippe Minyana et dans Cocasseries II cabaret comique, Jean-Paul Cathala dans Edmond la vanille de J-P Cathala, Stefano Scribani dans Périféerie de S .Scribani ou encore Enzo Scala dans K Extrême de Mouza Pavlova. Avec la Compagnie Emmanuel Ray il tient le rôle principal dans Le Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos, Une Journée particulière d’ Ettore Scola, Quand nous nous réveillerons d’entre les morts de Henrik Ibsen, Le Médecin Volant de Molière ou encore Le Souper de Jean Claude Brisville.

Il met en scène la pièce d’Enzo Cormam Le Dit de Jésus-Marie-Joseph et Salle des fêtes de Philippe Minyana. On le retrouve avec le Théâtre de la Forge dans Toït- Toït et dans Saint Just de Jean-Claude Brisville. Sous la direction de thomas Gaubiac, il joue dans le Dindon de Georges Feydeau.

En 2001, il crée avec Catherine Depont le Théâtre du Détour. Leur première création Salle des fêtes de Philippe Minyana est jouée à Chartres en octobre 2002. On le retrouve dans Histoire d’Amour de Jean-Luc Lagarce mis en scène par Jean-Philippe Lucas Rubio et dans L’Aquarium de Louis Calaferte et La Maison du bout du de Philippe Minyana mis en scène par Thomas Gaubiac.

En 2009, en résidence au Théâtre de Chartres, il met en scène A toute allure jusqu’à Denver d’Oliver Bukowski. Texte d’un jeune auteur allemand joué pour la première fois en France.

Il anime régulièrement des ateliers et stages de formation.

 

MARTINE DERRIER

Son itinéraire théâtral a commencé grâce à l’Education Populaire avec Jacques Vingler à Besançon où elle a pratiqué le théâtre amateur universitaire et a interprété de nombreux rôles du répertoire ou bien d’écritures collectives. Elle s’est formée parallèlement dans des stages professionnels avec Jacques Nichet, Didier Bezace, Jean-Pierre Vincent, Jean-Louis Hourdin, Jacques Patarozzi, Jacques Fornier. Après des études publicitaires puis esthétiques aux Beaux-Arts de Besançon où elle est diplômée du DNSEP, elle s’est décidée à faire des études de théâtrologie à Paris III (licence et maîtrise) avec Georges Banu et Monique Banu-Borie. Puis, elle s’est orientée vers la gestion des Institutions culturelles (DESS à Dauphine). Elle est devenue administratrice générale de structures comme le TBM dirigé par Pierre Santini, ou la Biennale Internationale des poètes en Val-de-Marne dirigée par Henri Deluy. Elle a créé un bureau de théâtre : « Les Petits Ruisseaux » où elle a travaillé à de nombreuses productions avec Philippe Adrien et Bruno Netter , Stéphane Olry, Jean Boillot, de nombreux jeunes artistes (elle a notamment contribué au lancement du collectif DRAO et de Jacques Vincey) et récemment avec François Chat, Antoine Marneur, Thomas Quillardet, et Benoît Marchand. Elle vient de mettre en place l’association DAJA avec Gérard Noiriel.

 

MOUSS ZOUHEYRI

Né à Casablanca en 1959, un jour de janvier, Mouss quitte son Maroc natal et échoue en 1964 avec parents, soeurs et bagages sur une plage de la banlieue parisienne… Après une scolarité "plus que normale" et officielle, il se destine tout d'abord à un parcours en lettres supérieures au Lycée Louis Legrand de Paris. Mais conseillé par son professeur de philosophie, il met le cap sur des études de droit. En 1983, il s'invite au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, où il fait une rencontre déterminante en la personne de son professeur d'interprétation Michel Bouquet. En 2006, il est Diplômé d’Etat de L’enseignement du Théâtre.

Depuis il aura rencontré au cinéma Johnny Hallyday, Michel Galabru, Jerry Lewis… et travaillé avec Costa Gavras (Conseil de famille) ; Bernardo Bertolucci ( Le thé au sahara) ; Jean Teulé (Rainbow pour Rimbaud) ; Bruno Podalydes ( Dieu seul me voit) ; Mahmoud Zemmouri, Alain Centonze, Ian Pringle…

On le voit dans de nombreux courts métrages de Yves Benoît, Jean-Luc Trotignon, Michel Bernede, Gilles Roméra, Anthony Souter….

Puis au théâtre, il travaille avec Jacques Nichet, Jacques Fornier, Shakespeare, Marivaux, Molière, Koltès, Mrozek, Keene, Chouaki …

A la radio, Il enregistre plusieurs Dramatiques sur France Culture.

Le milieu du show bizz devenant trop trépidant, il s'installe en 1996, avec femme et enfants en Bourgogne où il crée sa propre compagnie "La Ribambelle". Avec sa compagnie il continue de mener son métier de comédien et met en scène ses propres projets :

En 1997 il crée « Les émigrés » de Slavomir Mrozek au Centre Dramatique Les treize Vents à Montpellier,

Création 2001 « Low » de Daniel Keene au Théâtre de poche de Bruxelles.

Création 2002 « Fabuki » extrait de stupeur et tremblements, roman d’Amélie Nothomb et présenté au Théâtre de L’Alliance Française de Paris 6 ème.

Création 2005 « Monologues sans titre » de Daniel Keene (tournée 2005, 2006 et 2007 au Festival de Blaye et au Théâtre Mansart )

Création 2006 « Saleté » de Robert Schneider au Théâtre National Dijon Bourgogne (tournée 2006 et 2007)

 

NICOLAS SIMONIN

Nicolas approche la lumière très jeune, et cela devient vite une passion. À 12 ans, il fabrique un jeu d’orgue pour éclairer des spectacles de marionnettes, à 15 ans, il commence la découverte de l’éclairage scénique avec une compagnie de théâtre amateur. Spectacle après spectacle, il peaufine son approche de la lumière. Une formation technique au CFPTS en 1989, puis au TNS de 1990 à 1992 l’amène à travailler comme régisseur et concepteur lumière.

Il rencontre alors Jacques Kraemer et tourne ses spectacles de 1991 à 1994 puis crée les lumières de “Bérénice” au théâtre de Chartres (1995) ; cette collaboration rependra plus tard avec “le Home Yid” (2002) et “Dissident, il va sans dire” (2003) et “Nina, c'est autre chose” de Vinaver, il réalise également la scénographie d' “Agatha” de M. Duras (2005) et “Phèdre Jouvet Delbo 39/45” (2006). A l’Athénée à Paris, de 1995 à 1997, il est régisseur de la salle Christian Bérard.

En tant que concepteur lumière au théâtre, il a travaillé également avec Gérard Astor, Dominique Boissel, Sylvain Maurice, Olivier Werner (“Pélléas et Mélisande”, “Les Revenants”, “Les Perses”, “les Hommes Dégringolés”), Christophe Huysman (“Le monde HYC” en 2001), Marie Montégani ("K Lear"), Paul Desveaux (“Les Brigands”, “L'Orage”, "Maintenant ils peuvent venir"), Ivan Morane ("Paroles de Poilus") …

Son approche de la scène change avec la danse : avec la Compagnie La Ronde (Domnique Brunet Bertrand Lombard) d'abord, puis avec Pascal Montrouge (“Pardon Mars !”, “Trans’héroïka”, “La théorie d‘Antoine”, “extérieur”, “Parce qu’il y a quelque chose en toi qui me tape sur les nerfs”) et Stéphanie Aubin sur plusieurs pièces dont “Ex‘Act” (avec ce spectacle il met en application sa recherche sur la lumière en mouvement avec de la vidéo-projection).

Il collabore avec le chorégraphe Yan Raballand, avec lequel il réalise lumière et scénographie. Il crée des lumières et des décors à l’opéra : “Iphigénie en Tauride” de Gluck (Opéra de Bordeaux , 2000) “La Capricciosa Corretta” de Antonio Martin y Soler (Opéra de Lausanne, 2002), “La Fiancée du Tsar” de Rimsky Korsakov (Bordeaux, Théâtre du Châtelet, 2003) “Le Barbier de Séville” (festival lyrique de Loches, 2003), et réalise scénographie et lumière pour “Hop et Rats ” (Thierry Pécou, Ivan Morane) de “Barbe Bleue ” d'Offenbach (A. du Closel, L'onde, nov 06).

Sa recherche sur la lumière en mouvement prend forme avec la vidéo : il approche et travaille l'image de A à Z et met en oeuvre des techniques de montage, d'effets, de tournage, de trucages... A partir de photographies numériques, de films ou d'images virtuelles. Il a d’abord développé un jeu d’orgue informatisé (“Le monde HYC”) pour gérer des mouvements complexes de lumière, puis en et s’orientant vers la lumière vidéo-projetée : il réalise des bandes d‘images pour éclairer et créer des espaces rythmiques (“Ex’Act”) des espaces ou l'image et la lumière se mèlent tel que dans "L'échange" de Claudel par Charlène Lyczba (octobre 2003) et "Histoire d'amour" de Jean Luc Lagarce, mise en scène JP Lucas Rubio (octobre 2004), du Dyptique Vinaver mis en scène par Jacques Kraemer.

La lumière étant aussi créatrice d'espace, le pas vers la scénographie est franchi dans son travail : Il conçoit le dispositif scénique pour l"adaptation du "Barbier de Séville" en tournée et propose un travail simultané sur l'espace et la lumière avec Ivan Morane, Jacques Kraemer, et Sylvie Ollivier. Pour "Agatha" de Marguerite Duras mis en scène par Jacques Kraemer, il signe scénographie, lumière et image, il signe scénographie, lumière et image

 

Bibliographie

Matériaux bibliographiques utilisés

Patrick Declerck, Les Naufragés. Avec les clochards de Paris, Plon, 2001
Arlette Farge et Jean-François Laë, Fracture sociale. Autobiographie d’un SDF, Desclée de Brouwer, 2000
Patrick Gaboriau, Daniel Terrolle (dir), Ethnologie des sans logis. Etude d’une forme de domination sociale, L’Harmattan, 2003
Pascale Pichon, Tiery Torche, S’en sortir. Accompagnement sociologique à l’autobiographie d’un ancien SDF, Presses Universitaires de Saint-Etienne, 2007
Pascale Pichon, Vivre dans la rue. Sociologie des SDF, Aux lieux d’être, 2008
Emmanuel Soutrenon, Offrons leur l’asile. Critique d’une représentation des clochards en « naufragés », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 159, 2005.