Espérance et l'Oubli de Annick Elias

 

Pour échapper à l’emprise de son frère, la jeune Espérance attend, en secret, le retour de Trovero, le Piémontais. Mais voilà ! Les étrangers ne sont pas les bienvenus dans la ville…

Nous sommes à Aigues-Mortes, en 1893 en pleine crise économique. Dans les Salines du Midi on accuse les Italiens de voler le pain des Français.

En suivant le parcours tourmenté des personnages, le roman nous emporte aux confins du tragique. Son auteur nous invite ainsi à assister du haut des remparts, à la mise en scène implacable du massacre des Italiens

Le lecteur se fait ainsi le témoin d’un événement historique peu connu, le premier pogrom perpétré en France.

 

Violent – Émouvant - Dérangeant

Espérance et l'oubli (Éditions DAJA)

 

Commande par correspondance du livre "Esperance et L'Oubli"

Vous avez également la possibilité de commander le livre en format numérique via Amazon, pour se faire cliquez ICI

 

Entretien entre l'éditeur et l'auteur

Éditions DAJA

– Votre roman, Espérance et l'oubli, évoque un épisode historique, qui a eu lieu à Aigues-Mortes en 1893. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a incitée à entreprendre un travail de fiction sur cet événement ?

Annick Elias

– Au départ, je m'intéressais à la ville d'Aigues-Mortes, qui, avec ses remparts, ses couleurs, et son histoire, réunissait toutes les conditions pour raconter un roman de facture dramatique. J'étais particulièrement intriguée par la Tour de Sel, dans laquelle on enferma jadis des femmes, dont une certaine Espérance. J'ai voulu approfondir et, au fil de mes lectures, j'ai découvert l'histoire des Salines, à la fin du XIX° siècle, et cette tragédie du massacre d'étrangers en 1893. J'ai travaillé à partir d'ouvrages savants qui m'ont permis d'avancer dans mon projet, et de le préciser.

 

Éditions DAJA

– Quelles ont été vos sources ?

Annick Elias

– Autour de cette question du massacre des Italiens, j'ai retenu Le sang des marais, de Enzo Barnabà, (Edition Via Valeriano 1993), Nationalistes et étrangers, le Massacre d'Aigues-Mortes de José Cubero (Edition Paris Imago, 1998) et, surtout, Le Massacre des Italiens de G. Noiriel (Edition Fayard 2010)

 

Éditions DAJA

– Ce ne sont donc pas des œuvres de fiction...

Annick Elias

– Non, et tout l'enjeu a consisté pour moi à transposer le langage des chercheurs dans un univers romanesque. Je cherchais à raconter une histoire unique et originale, tout en conservant le souci de vérité que m'apportaient ces travaux. C'était un défi passionnant.

 

Éditions DAJA

– Quel objectif le romancier qui entreprend ce type de démarche vise-t-il ? Quelle est son attente ?

Annick Elias

– Le lecteur d'Espérance et l'oubli pourra se laisser porter par le plaisir de la fiction, tout en comprenant et en réfléchissant aux enjeux de pouvoir liés à cette époque. L'univers romanesque est un tissu vivant, il donne une épaisseur aux événements et aux analyses apportés dans les ouvrages savants.

 

Éditions DAJA

– Cette transposition est en effet un défi que notre maison d'édition désire relever. Le travail du chercheur et celui du romancier n'est donc pas le même, et leur langage diffère. Dites-nous en un mot quels ont été vos choix, pour donner corps à votre récit.

Annick Elias

– Quand on écrit un roman, on se pose la question du point de vue, celle des personnages, et, bien sûr, de l'action. J'ai choisi une narration plutôt neutre, pour mettre en avant les tensions des protagonistes, qui sont pris dans l'étau de la crise économique de cette période. Le travail minutieux d'archives que font les historiens ont été une source riche, pour alimenter cet univers. Les événements liés au massacre du 17 Août 1893 sont donc au cœur de la trame romanesque. Le romancier fait des choix, afin de donner une cohérence à sa fiction, mais cela ne suffit pas pour autant. Il est nécessaire de développer une part d'imaginaire, qui par le détour servira cette quête de vérité. J'ai fait vivre la ville, comme un protagoniste à part, j'ai recréé un contexte spatio-temporel, et, à partir des noms véridiques, j'ai élaboré des personnages complexes. Enfin, j'ai tout organisé à partir de l'héroïne que j'ai inventée. Espérance se situe à la croisée des tensions entre les Français et les étrangers, elle subit la tyrannie d'un frère et d'une famille, et supporte le poids d'une crise économique et sociale qui menace tout le monde.

 

Éditions DAJA

– Les travaux des chercheurs visent à nous faire réfléchir sur notre présent. En quoi l'histoire d'Espérance peut concerner nos contemporains ?

Annick Elias

– Elle nous parle de destins tragiques, qui résonnent particulièrement dans notre monde actuel : l'oppression familiale et sociale, la crise économique, l'intolérance contre les travailleurs immigrés. Mais elle nous parle aussi de la question de la Mémoire, question à laquelle peut s'intéresser le romancier autant que l'historien, même si c'est sous un angle d'approche différent. Ce récit rend en effet hommage à tous ceux qui ont décidé de traverser le monde pour trouver une vie moins rude, et surtout tous ceux qui ont disparu dans l'anonymat, et qui seraient restés dans l'ombre si les historiens ne nous en avaient pas parlé dans leurs ouvrages.

 

Aux éditions Daja

Prix 15€

Commande par correspondance du livre "Esperance et L'Oubli"

Vous avez également la possibilité de commander le livre en format numérique via Amazon, pour se faire cliquez ICI

Vous pouvez aussi nous régler par virement si vous le désirez. Pour tout renseignement ou question, n'hésitez pas à nous joindre au 01.49.59.93.69 ou par mail à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.